Après que la Communauté de l'Auxerrois a été retenue dans le cadre de l'appel à projet d'Eco-emballages, les Auxerrois peuvent, depuis le 1er juillet 2016, trier tous leurs emballages.

 

 

L'extension des consignes de tri

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Le recyclage de tous les emballages en plastique


Si plus d'un million de tonnes d'emballages en plastique sont mises sur le marché chaque année, seules 250 000 sont recyclées.
De 2011 à 2013, une expérimentation nationale sur l'extension des consignes de tri a donc été menée auprès de 3,7 millions de Français, soit 51 collectivités. Elle s'est avérée très concluante en termes de performance économique et environnementale, confortant la volonté d'Eco-Emballages d'étendre progressivement les nouvelles consignes à l'ensemble du territoire national d'ici 2022. Objectif : doubler le taux de recyclage des emballages en plastique à l'horizon 2030, en modernisant les centres de tri et en développant de nouveaux débouchés pour la matière recyclée.

Le centre de tri SOREPAR (Société COVED) à Ormoy et ses collectivités clientes, dont fait partie la Communauté de l'Auxerrois, ont été retenus dans le cadre de l'appel à projet d'Eco-Emballages intitulé « Plan de relance plastique ». Ils font donc partie de la première vague du déploiement.

Le tri dans l'Auxerrois, étape par étape


L'extension des consignes de tri se positionne dans la suite logique du schéma mis en place en 2010 pour une meilleure gestion des déchets, avec notamment la généralisation de la collecte sélective en porte-à-porte, l'équipement des foyers de bacs, et l'agrandissement du réseau des déchèteries au nombre de cinq sur le territoire. Objectifs ? Moins de déchets enfouis et plus de déchets recyclés. Examen réussi pour l'Auxerrois qui fait figure de bon élève : en l'espace de cinq ans, 27% d'ordures ménagères en moins ont été collectées, contre 24% de recyclables en plus, mais également 15% de verre supplémentaires.

L'extention des consignes est aujourd'hui à l'oeuvre, avec un volume d'emballages en plus estimé entre 10 et 15 %. Rééquilibrage des tournées de ramassage en janvier 2016, modernisation du centre de tri... Tout a été pensé pour accueillir ces nouveaux emballages.

Trier ses déchets coûte-il plus cher ?


Certains pensent que « plus on trie, plus ça coûte cher ».
En réalité, c'est l'inverse. Les entreprises qui mettent sur le marché des produits emballés et consommés ou utilisés par les ménages, contribuent au financement du dispositif de tri via une taxe au profit d'Eco-Emballages. Cette dernière verse à son tour une aide financière aux collectivités pour mettre en œuvre la gestion multifilière des déchets. Plus les collectivités recyclent de tonnes, plus le soutien financier est important.

S'ajoute un second avantage financier, puisque la collectivité vend les emballages triés aux usines de recyclage.

Enfin, il ne faut pas oublier la Taxe générale des activités polluantes (TGAP), qui pénalise les entreprises et les collectivités pour leur activité ou produits polluants. Son montant varie selon le nombre de tonnes de déchets enfouies. Ainsi, plus on trie, plus l'enfouissement diminue et donc, « moins ça coûte cher ».

 Le tri :  première barrière à la pollution


Une fois vos emballages triés, leur recyclage permet de réutiliser leur matière afin de produire de nouveaux emballages ou objets.
Ainsi, le recyclage de 850 boîtes de conserve en acier permettra de fabriquer un lave-linge, et une bouteille en verre d'en fabriquer une nouvelle, et ce indéfiniment !

Ce système permet également de limiter les pollutions de l'air, de l'eau ou des sols dues à l'extraction des ressources naturelles nécessaires à la production de matière première, à leur transport et à la fabrication des produits finis.

Le recyclage favorise enfin d'importantes économies d'énergie : fabriquer un produit à partir d'aluminium recyclé permet par exemple d'utiliser 95% d'énergie en moins qu'en utilisant de la bauxite (la ressource naturelle de laquelle est issu l'aluminium).